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Les Carmélites de Compiègne
Veni Creator Spiritus |
Les Carmélites sont transférées autour de 18 heures vers la Barrière de Vincennes ou Place des Nations où se dressent la fameuse guillotine. On nous rapporte que tout le long du convoi, les religieuses vêtues de blanc, chantent sur la charrette. Le Miserere, le Salve Regina , le Te Deum, résonnent doucement dans les rues de Paris. La foule, habituellement bruyante, les accueille « par un silence respectueux dont aucun exemple n'a été donné au cours de la Révolution ». À 20 heures, au pied de l'échafaud, la prieure, afin de soutenir et réconforter ses filles, demande la grâce de passer la dernière. Ce qui lui fut accordé. Elle entonne alors le Veni Creator Spiritus et reçoit le renouvellement ultime des voux de ses sours. Le tranchant de la guillotine et le bourreau sont maintenant prêts. On appelle alors la plus jeune, Constance. Après avoir été bénie par Sour Thérèse, elle gravit les marches « joyeuse comme si elle allait à une fête » et entonne le Laudate Dominum omnes gentes . qui fut repris par ses compagnes. Le même silence qui avait accompagné le convoi se poursuivit pendant l'exécution des Carmélites de Compiègne qui « voulurent offrir leur vie pour que cette paix divine que le Fils de Dieu était venu apporter au monde fut rendue à l'Église et à l'État. »
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