Le Carmel au Québec


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Figures du Carmel

 

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix
Cheminement par l'université

 

Quittant Breslau, elle s'en alla suivre à Göttingen l'enseignement renommé d'un grand penseur de l'époque, Edmund Husserl. Elle y donna libre cours à sa passion de l'étude et se signala d'emblée comme l'une des adeptes les plus brillantes de la phénoménologie husserlienne. Plusieurs des élèves d'Husserl, comme l'amie d'Édith, Hedwig Conrad-Martius, trouvèrent l'accès aux valeurs objectives et même à la foi au Dieu vivant à travers la doctrine impartiale de leur maître. Max Scheler, passant aussi à Göttingen, donna une série de conférences qui eurent un profond retentissement, mais Édith restait inébranlable.

La rencontre avec des chrétiens convaincus, comme le philosophe Adolphe Reinach, la mit en contact avec le vécu pratique des valeurs religieuses. Elle comprit que l'amour du prochain d'un chrétien croyant se différentie essentiellement d'une affection purement humaine. À l'assurance intérieure de l'étudiante succéda dès lors une torturante question, à laquelle la philosophie ne pouvait plus donner de réponse. La Première guerre mondiale lui offrit l'occasion d'interrompre ses chères études pour le service des blessés, durant plus d'un an, à l'hôpital de Mährisch-Weiskirchen.

Entre-temps, en 1916, le professeur Husserl venait d'être nommé à l'Université de Fribourg-en-Brisgau. Considérant Édith comme sa disciple de prédilection, il la demande en tant qu'assistante privée. En 1917, elle passait son doctorat avec la plus grande distinction. Plus pressante déjà se faisait en elle la quête de Dieu.

 

 
Enfance et adolescence L'appel à la foi catholique


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