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Saint Jean de la Croix
La réforme du Carmel
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Là,
il rencontre Thérèse de Jésus qui vient de fonder
en cette ville son deuxième monastère. Le jeune carme lui
fait part de son désir de vivre en plus grande perfection et solitude
à la chartreuse de Paular. La « Madre » lui
parle alors de sa réforme et il se laisse gagner, à condition
« de ne pas attendre longtemps ». Après une
année de théologie à Salamanque, Thérèse
l’emmène à la fondation de Valladolid afin de former
elle-même ce carme, petit de taille, mais « grand aux
yeux de Dieu ». Puis, le Père Jean, qui se nommera désormais
Jean de la Croix, se rend à Duruelo où, avec deux autres
frères, il fonde le premier couvent de carmes déchaux et
promet « de vivre selon la règle primitive de saint
Albert, corrigée par Innocent IV, sans mitigation ».
Pendant plusieurs années, il se consacre à la formation
des jeunes frères de la réforme. En 1572, on lui ordonne
de rejoindre Thérèse de Jésus à Avila en qualité
de confesseur des religieuses de l’Incarnation. Sa direction, où
le discernement des esprits s’allie à son expérience
spirituelle, complète et parfait l’œuvre de la « Madre ».
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