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En ce temps de Pentecôte 1929, l'Esprit Saint réalisait la rencontre d'une grâce et d'une attente. Dès lors, la vie du P. Marie-Eugène se trouve comme multipliée par deux. Inlassablement serviteur de l'Eglise dans l'Ordre du Carmel, il serait aussi guide infatigable, patient et audacieux auprès de celles puis de ceux qui viendront. Lorganisation de "cours d'oraison" à Marseille permet de nombreux échanges. Après une conférence, Marie Pila et ses compagnes font le pas. "Tout ce que nous avons, nous vous le donnons. Dites-nous ce qu'il faut faire, et nous le ferons" (Revue Carmel 1968, p. 117). Commençait alors, très pauvrement et dans un chaos réel sur lequel cependant planait l'Esprit Saint, la croissance d'une nouvelle famille spirituelle. Lexpérience de la solitude et l'oraison quotidienne permettront d'assurer la primauté du spirituel, c'est-à-dire de l'intimité avec le Dieu vivant, dans les conditions ordinaires de la vie. On pourra ainsi porter un témoignage de la vocation plénière de toute personne humaine à la communion avec Dieu, et cela au gré des circonstances. L'athéisme ne nous fait pas peur, il nous attire au contraire, dira plus tard le Père Marie-Eugène.
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