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Accueil du grand Reliquaire
de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
au Canada
Signification de l'événement
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" Je voudrais parcourir la terre... annoncer
l'Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles
les plus reculées" (Ms B, 3 v°). Ce désir, que sainte
Thérèse de l'Enfant-Jésus traduisait en mots incandescents un an
avant son "entrée dans la Vie", elle le réalise un
siècle plus tard. Nous en serons les bénéficiaires à l'automne
prochain, puisque la châsse contenant ses reliques traversera le
Canada, "d'un océan à l'autre", du 17 septembre au 14
décembre 2001.
Toutes les activités pastorales, liturgiques, artistiques, etc.
s'articulent autour du thème " À LA RENCONTRE DU CHRIST... AVEC
THÉRÈSE DE LISIEUX ".
Le Canada s'inscrit dans la suite de la vingtaine de pays déjà
visités par la Sainte. En ce début de siècle, qui accuse une baisse
spectaculaire de la foi et des valeurs éthiques et religieuses, nous
attendons que Thérèse fasse passer sur nous le souffle pur et fort de
l'Esprit pour ranimer la flamme qui souvent, sinon toujours, dort sous la
cendre de l'indifférence, de l'apathie, d'un certain athéisme pratique
ou simplement de l'ignorance.
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Origine de la vénération des reliques des saints
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La vénération des reliques remonte au tout début du christianisme,
aux martyrs des premiers siècles. Auprès de ces glorieux témoins, leurs
frères et sours dans la foi venaient avec confiance implorer leur
secours fraternel et fortifier leur engagement chrétien.
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Sur leur tombeau
se célébrait la messe et cette pratique est à l'origine de la coutume,
lors de la consécration d'un autel, d'y encastrer quelques reliques de martyrs et de saints. Après l'ère des
grandes persécutions, ce culte des reliques s'étendit aux saints et
saintes de renommée locale ou universelle.
Pour mieux comprendre le bien-fondé du culte des reliques, il suffit
de se reporter à notre expérience simplement humaine : avec quelle
affection et quel respect n'entourons-nous pas le lieu de sépulture d'un
être cher, les objets qui furent à son usage?
Signification et but
de la vénération des reliques d'un saint
De temps immémorial, l'être humain a manifesté du respect pour les
défunts qu'il a connus et aimés. De son côté, l'Eglise a toujours
vénéré les reliques des saints qui ne sont cependant "que les
signes très pauvres et très fragiles de ce que furent leurs corps".
"En présence des reliques nous pouvons évoquer plus facilement
leur condition humaine : c'est avec leur corps que les saints ont agi,
pensé, prié, travaillé et souffert". Dieu, pour sa
part, utilise parfois ces signes " ténus et presque dérisoires
" pour signaler sa Présence et manifester sa puissance et sa
tendresse compatissante.
C'est un fait, vérifié depuis plus d'un siècle, qu'au sujet de la
Petite Thérèse, " en présence et au contact de ses restes mortels,
ses pauvres restes, tels les débris d'une rose effeuillée, Dieu, qui
avait reçu de sa part tant de signes d'amour à travers son humanité, se
plaît en retour à manifester son amour à travers les restes de cette
humanité ".
Pour en savoir plus, consulter le texte de R. Zambelli.
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