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« Ma voie est
toute de confiance et d'amour.
Je ne comprends pas les âmes qui ont peur
d'un si tendre Ami. » (LT 226) |
Les eaux de la confiance et de l'abandon ont porté Thérèse à mesure
qu'elle a osé marcher sur elles et elle a osé jusqu'au bout dans la
direction de l'amour de Dieu. Il semble bien que la cause de la plupart de
nos faiblesses est à chercher dans ce fait que nous n'osons avoir
confiance et nous abandonner, ni jusqu'au bout, ni assez large. S'arrêter
de croire un moment trop tôt, ou se laisser intimider par les apparentes
difficultés, c'est faire comme Pierre marchant sur les eaux et qui s'enfonce
par manque de confiance, c'est risquer de ruiner l'édifice spirituel
que nous construisons. Il faut, comme Petite Thérèse, croire éperdument
à l'infinie puissance de la miséricorde et savoir que notre pire
faiblesse est de ne pas oser avoir confiance.
Thérèse parle de « la confiance illimitée qu'elle sent en son cour
» (LT 197). Qu'est-ce qu'être sainte pour Thérèse sinon adhérer, à
travers le maximum de son impuissance, au maximum de la puissance divine ?
Elle s'est ainsi ouverte passionnément et activement au bien suprême
offert qui est Jésus.
P. Lambert Darche, ocd
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