| Couvent des Carmes de Trois-Rivières |
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Après une première implantation à Nicolet (1955-1971), les Carmes de la Province d’Avignon-Aquitaine sont arrivés à Montréal. Déménagé à Trois-Rivières en 2004, le Couvent des Carmes est désormais situé au coeur du Québec, d’où il cherche à rayonner au service de l’Église. Voisin du Sanctuaire Notre-Dame du Cap, il communie à ce climat marial et participe à sa mission. Le couvent St-Joseph est situé dans le secteur Cap-de-la-Madeleine de la ville de Trois-Rivières à côté du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.
La vie du carmeLa vie contemplative qui s’exprime dans la prière, c’est-à-dire dans une relation constante et de plus en plus profonde avec Dieu. Elle est vécue dans la Liturgie des heures qui rythme la journée et qui trouve son sommet dans l’Eucharistie. Mais surtout dans l’oraison qui est un réel coeur à coeur avec Dieu.La vie apostolique qui découle de l’ouverture du Carmel aux signes des temps. Elle cherche le visage de Dieu au coeur du monde, elle accompagne ceux qui souffrent, ceux qui espèrent, elle participe au service de l’Église locale. Par son accueil et sa disponibilité, la famille du Carmel témoigne des rapports fraternels et amicaux qui existent entre les hommes. La vie fraternelle qui se déploie dans l’entraide au quotidien, les récréations communautaires et la promenade mensuelle dans la région. Elle est le lieu privilégié de la connaissance de soi, en plus de soutenir l’oraison et l’apostolat dans l’équilibre d’une vie contemplative. Lieu de prière liturgique et silencieuse, le Couvent des Carmes organise des ressourcements mensuels (premier dimanche du mois), accueille des groupes de spiritualité carmélitaine et anime une « école d’oraison » (pendant le carême). Une petite hôtellerie comprenant deux chambres pour hommes et une librairie carmélitaine offrant un grand choix de livres, de livrets, de cassettes et de disques compacts sont à votre disposition. Proposition de ministères:
La réforme des carmesLa réforme du Carmel médiéval qu’entreprit Thérèse de Jésus en 1562 à Avila ne concernait que les carmélites. Mais elle s’aperçut assez rapidement qu’elle pouvait tirer profit spirituellement de communautés masculines vivant du même esprit que ses « carmélites déchaussées ». L’évêque d’Avila était aussi de cet avis et c’est à lui que nous devons la suggestion telle que Thérèse nous le rapporte dans ses Fondations. Le Père Général de l’Ordre autorisa une fondation de « carmes contemplatifs » ou déchaux dès 1567. Il ne restait plus qu’à trouver des religieux. Le futur p. Jean de la Croix entra en scène après le p. Antoine de Jésus – les deux étant déjà profès de l’Ordre des carmes – et on inaugura la réforme des Frères à Duruelo (Castille) en novembre 1568. Jean de la Croix avait reçu préalablement son initiation à la réforme thérésienne par Thérèse elle-même à Valladolid. En embrassant cette réforme, Jean devint rapidement l’âme de celle-ci, tant pour les moniales que pour les religieux. Le carme déchaux reçoit à la fois la maternité spirituelle de Thérèse et la paternité spirituelle de Jean.Le chemin fut long et parsemé d’épreuves avant d’en arriver au statut de Province (1580), de Congrégation (1587), puis d’un Ordre religieux distinct (1593). L’Ordre des Carmes déchaux fut classé parmi les ordres mendiants, comme les Franciscains et les Dominicains. Par « déchaux », on entend le port de sandales; l’appellation signifiait aussi « réformé ». Quant au terme « mendiant », il signifie le fait que ces religieux vivent de leur prédication et des aumônes qu’ils reçoivent. Les Carmes déchaux inauguraient un genre de vie original, fidèle à la formule de vie primitive (vers 1207) et confirmé par le pape Innocent IV en 1247. Cette « Règle primitive », réactualisée par la réforme des Frères en 1568, comprend huit composantes : la conformité au Christ, l’obéissance au prieur, la prière perpétuelle, la stabilité, la solitude, le silence, le travail, la vie commune, la pauvreté, le jeûne et la discrétion. Le but recherché est la communion avec Dieu. Les traits caractéristiques de cette vie sont développés dans nos Constitutions et Normes d’application qui témoignent de l’évolution de notre vocation au fil des siècles, tout en tenant compte de nos origines érémitiques. La réforme thérésienne met en relief la pratique de l’oraison vécue comme un acte d’Église et déjà un véritable apostolat. Les Frères ne sont pas des moines mais des conventuels (rattachés à un couvent sans s’y fixer en permanence). Ils font profession dans une Province dont les frontières forment le cadre géographique au sein duquel des couvents sont érigés. Chaque Province évolue en communion avec l’Ordre et son esprit, tout en conservant son histoire et sa personnalité. L’Ordre des Carmes déchaux comprend environ 4000 religieux vivant dans 81 pays. Mais pour saisir la vie concrète des Frères, nous devons nous tourner vers Jean de la Croix. À Duruelo, il mena une vie austère, tout en évangélisant les villages autour du couvent. Comment? Par la prédication, la confession, l’accompagnement spirituel et le témoignage de sa vie pénitente. Plus tard, il livra son expérience mystique dans des traités spirituels qui décrivent les voies qui conduisent à Dieu et une œuvre poétique qui chante l’union d’amour avec Dieu. Tout en veillant au bien spirituel et matériel des communautés dont il avait la charge, il se montra profondément humain dans les relations fraternelles. Les Carmélites obtinrent une part importante de son temps consacré au ministère. Sa direction des âmes était recherchée. Notre vocation aujourd’huiAujourd’hui, les Frères cherchent à mettre en valeur cet héritage. Confiants dans l’Esprit Saint qui a suscité leur famille contemplative dans et pour l’Église, ils croient à l’importance de l’oraison (prière silencieuse) et ils estiment qu’y consacrer toute leur vie est une grâce et une joie. Essentiellement, l’apostolat carmélitain consiste à promouvoir une culture de l’oraison par un art de vivre selon l’Évangile. On peut résumer la vie du Carme déchaux selon trois articulations.La vie contemplative s’exprime dans l’oraison que Thérèse définit comme un « commerce intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimés ». Les Frères se rassemblent à la chapelle une heure le matin et une heure en fin d’après-midi pour ce cœur à cœur avec Dieu. Véritable sommet de la journée, la concélébration de l’Eucharistie permet une proclamation de la Parole et le partage du « pain de vie » avec les fidèles qui se joignent à la communauté. Le cycle complet de l’office divin chanté (Liturgie des heures) jalonne chaque journée. Tous ces temps de prière sont complétés individuellement par la pratique de la lectio divina, ainsi que par la lecture des Maîtres carmélitains et des auteurs spirituels de la Tradition. La vie fraternelle et communautaire se déploie en outre dans l’entraide au quotidien, la réunion et la promenade mensuelle. Au réfectoire, un Frère fait le service à table et nous écoutons une lecture en continu. Plusieurs Frères exercent des fonctions au service de la communauté (supérieur, économe, entretiens divers). Les deux récréations quotidiennes, d’une demi-heure chacune, pendant lesquelles nous échangeons librement entre nous, constituent un lieu privilégié de la fraternité et de la connaissance de soi. Ces temps communautaire soutiennent l’oraison et l’apostolat dans l’équilibre d’une vie contemplative. La vie apostolique découle de l’ouverture du Carmel aux signes des temps. Elle est multiforme : accompagnement spirituel, confessions, enseignements, retraites spirituelles et sessions, conférences données au couvent et ailleurs, service de l’Église diocésaine et du Sanctuaire Notre-Dame du Cap, rédaction d’articles et des livres, diffusion d’ouvrages carmélitains et de conférences sur disque. Les fidèles qui nous fréquentent s’attendent à un approfondissement des écrits des Maîtres du Carmel afin de soutenir leur propre vie chrétienne. Avec des collaborateurs laïcs, nous avons lancé des Écoles d’oraison dans la province et un groupe de lecture ici à Trois-Rivières. Les Frères ont le souci de répondre aux besoins des carmélites et d’assister les communautés séculières du Carmel qui vivent au Québec et dans le nord-est de l’Ontario. La dimension apostolique de notre vocation nous met dans une attitude d’accueil et de disponibilité pour le bien de l’Église. Par cette présence au monde qui nous entoure, nous voulons témoigner des rapports fraternels et amicaux qui forment l’existence de toute vie humaine. Enfin, notre souci de la formation spirituelle des personnes nous porte à promouvoir la vocation chrétienne selon l’appel particulier de chacun. Notre couvent peut aussi accueillir les hommes qui veulent vivre un temps de retraite et les aspirants qui pensent à la vie religieuse carmélitaine. Les différentes étapes de la formation à notre genre de vie (postulat, noviciat, études) sont vécues en France dans les couvents adaptés à cette formation initiale. Nous prions pour l’œuvre des vocations dans l’Ordre afin que notre mission puisse continuer à porter des fruits pour l’Église et pour le monde. Puissent le Seigneur et sa Mère nous aider à grandir dans la foi et la charité. |
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