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15 août 2012
Nous achevons la lecture du Livre des Fondations puisque dès octobre, c’est avec le Château intérieur que nous continuerons de cheminer avec Thérèse. Et justement, pour clore cette aventure des fondations, nous pourrions nous pencher sur le tout dernier chapitre qui est consacré à la fondation de Burgos. Il s’agit d’une entreprise vraiment héroïque pour elle puisqu’elle se trouve, à la fin de sa vie, très dépendante de son infirmière. De plus, en cherchant à regagner Avila, puisqu’elle y est la prieure, elle passe par quelques-unes de ses fondations où l’accueil qui lui est réservé s’approche du mépris.
Mais la fondation de Burgos se distingue surtout par les paroles intérieures qu’elle reçoit du Seigneur et qui l’encourage face aux difficultés. On compte au moins cinq de ces interventions divines :
1) « De quoi as-tu peur? Quand t’ai-je fait défaut? Ne manque pas de faire ces deux fondations » [il s’agissait de Palencia et de Burgos];
2) « Ne t’occupe pas du froid, je suis la vraie chaleur. Ne manque pas d’y aller en personne… » même en plein hiver;
3) suite à l’ordre de quitter la maison humide de la bienfaitrice et du découragement qui gagne même le père Gratien : « maintenant, Thérèse, tiens bon »;
4) « Tu te laisses arrêter par l’argent? » C’était au moment où elle avait trouvé la maison convenable mais dont personne ne voulait…;
5) « De quoi doutes-tu? Tout est achevé ici. Tu peux partir ». C’était suite au fait de renoncer aux revenus de la bienfaitrice, alors que Thérèse craignait que peut-être les sœurs allaient manquer de quelque chose.
Par ces interventions de Dieu, Thérèse a eu le courage de mener à terme cette fondation. D’ailleurs, on ne peut pas dissocier Thérèse – sa vie, ses œuvres – de ces grâces surnaturelles.
Sans doute, Jean de la Croix nous aide-t-il à comprendre le sens de cette aventure des fondations lorsqu’il écrit : « sur ce chemin de l’union d’amour, se mettre en route, c’est abandonner son propre chemin » (2 MC 4,5). Cela ressemble à la vie de Thérèse. Elle a consenti à quitter le chemin qu’elle voulait pour aller à Dieu (que représentait la solitude) afin de cheminer selon les indications que Dieu lui donnait (en fondant des monastères pour que ce charisme puisse être vécu par d’autres).
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Tel qu’annoncé, la famille carmélitaine a bénéficié de la présence du père général des Carmes déchaux, le père Saverio Cannistra, à la mi-juillet. Il a présidé la messe du 16 juillet et sa conférence « Marie du Mont Carmel : en toi, toutes nos sources » a été très appréciée. Le CD et le texte sous forme de brochure sont disponibles au couvent des Carmes.
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Avec ce bulletin apparaît notre dossier sur sainte Marie-Madeleine de Pazzi, carmélite de Florence, qui n’appartient pas à la réforme thérésienne. Ses écrits sont encore édités aujourd’hui dans plusieurs langues et sa fête est même inscrite au calendrier universel (25 mai).
Bonne rentrée à tous.
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