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Bulletin des amitiés carmélitaines # 64 |
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15 décembre 2011
Nous commençons à recevoir des demandes pour des écoles d’oraison itinérantes. C’est bon signe. Nous essayons d’honorer ces demandes selon nos possibilités de déplacement.
À l’origine du Livre des Fondations, que nous étudions pendant cette année 2011-2012, il y a une demande du jésuite Ripalda à Thérèse de Jésus : écrire la fondation des sept monastères fondés après Saint-Joseph d’Avila, en y joignant les origines des couvents des frères Carmes déchaussés (Prologue 2) et, en second lieu, traiter en même temps, si l’occasion s’en présente, quelques points concernant l’oraison et signaler les illusions qui peuvent arrêter les âmes dans ce chemin (Prologue 5). Les deux récits, le narratif et l’exposition doctrinale, s’entremêleront dans le texte écrit.
Son point de vue d’historienne est double : elle écrira, à la façon des récits bibliques « pour la gloire de Dieu les faveurs répandues sur cet Ordre par Lui ». Cette perspective répond à la motivation spirituelle de l’œuvre. Mais elle s’en tient aussi à un second critère, strictement historique : « On peut en être sûr, je raconterai en toute sincérité l’entière vérité, sans la moindre exagération, simplement ce qui s’est passé, à ma connaissance du moins » (Prologue 3).
En alternance avec les narrations, les pages doctrinales se succéderont. Les chapitres 4-8 apporteront la doctrine sur l’oraison, avec une magistrale digression sur les différentes formes de névroses – « mélancolie » dans le vocabulaire thérésien – qui peuvent se camoufler dans la vie d’oraison et la bouleverser. Abondent ça et là les consignes données aux prieures de ses carmels en tant que guides spirituels des sœurs. Très souvent, Thérèse passe de la narration au dialogue avec ses lectrices pour solliciter leur accord, leur joie ou leur reconnaissance envers les amis et bienfaiteurs, ou parfois pour leur rappeler « tout ce que nous avions enduré dans les voyages, le froid, le soleil, la neige qui parfois tombait sur nous des journées entières; parfois nous nous égarions, et d’autres ennuis, sans parler de la fièvre… » (ch 18,4).
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Les carmélites de Trois-Rivières souhaitent transmettre le message suivant à nos lecteurs :
« Quitte ton pays…et va au lieu que je te montrerai. » (Gn 12, 1) … et ce fut le grand déménagement le 15 novembre dernier, après un cheminement de près de trois ans où prière, réflexion et échanges communautaires alternèrent, guidées sagement par des personnes qualifiées. Il devenait évident que nous devions quitter notre monastère pour alléger nos responsabilités et avoir plus de disponibilité pour l’entraide fraternelle, étant donné le vieillissement de notre communauté.
Grâce aux Filles de Jésus qui nous ont ouvert leurs portes avec tellement d’affection, de charité et de souci de notre bien être, nous pouvons demeurer dans le même diocèse. Leur ouverture et leur extraordinaire compréhension nous permettent, dans ce nouveau milieu, de continuer notre vie de Carmélites en retrouvant le silence, la solitude, et jouissant par surcroit d’un environnement à faire rêver : le fleuve Saint-Laurent qui « coule à nos pieds », ouvrant l’horizon vers l’Infini.
Les Carmélites de Trois-Rivières.
Voici la nouvelle adresse de la communauté : Monastère du Carmel, 566 Notre-Dame Est, Trois-Rivières – G8T 4G7. Le n° de téléphone est le même : (819) 374-5303
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Les carmélites de Trois-Rivières souhaitent transmettre le message suivant à nos lecteurs :
« Quitte ton pays…et va au lieu que je te montrerai. » (Gn 12, 1) … et ce fut le grand déménagement le 15 novembre dernier, après un cheminement de près de trois ans où prière, réflexion et échanges communautaires alternèrent, guidées sagement par des personnes qualifiées. Il devenait évident que nous devions quitter notre monastère pour alléger nos responsabilités et avoir plus de disponibilité pour l’entraide fraternelle, étant donné le vieillissement de notre communauté.
Grâce aux Filles de Jésus qui nous ont ouvert leurs portes avec tellement d’affection, de charité et de souci de notre bien être, nous pouvons demeurer dans le même diocèse. Leur ouverture et leur extraordinaire compréhension nous permettent, dans ce nouveau milieu, de continuer notre vie de Carmélites en retrouvant le silence, la solitude, et jouissant par surcroit d’un environnement à faire rêver : le fleuve Saint-Laurent qui « coule à nos pieds », ouvrant l’horizon vers l’Infini.
Les Carmélites de Trois-Rivières.
Voici la nouvelle adresse de la communauté : Monastère du Carmel, 566 Notre-Dame Est, Trois-Rivières – G8T 4G7. Le n° de téléphone est le même : (819) 374-5303
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Bulletin des amitiés carmélitaines#63, 15 octobre 2011 |
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Avec la reprise des activités qui caractérise l’automne, nous annonçons la poursuite de nos ressourcements du dimanche à Trois-Rivières et à Montréal. Les Carmes se montrent désireux de lancer des écoles d’oraison itinérantes pour des groupes intéressés.
Dans la préparation au 5e centenaire de la naissance de Thérèse de Jésus (en 2015), le Carmel thérésien consacre l’année pastorale 2011-2012 à une lecture sapientielle du « Livre des Fondations » (Fundaciones, en espagnol). Dans cet ouvrage, Thérèse retrace l’histoire de son travail de fondatrice en Castille et en Andalousie. Elle y poursuit le récit de la fondation de Saint-Joseph d’Avila qui avait occupé les chapitres 32-36 du Livre de la Vie. Elle le commence en 1573 et le conclut à la veille de sa mort, en 1582.
À l’origine, le livre est destiné aux Carmélites et aux Carmes, comme un mémorial particulier du groupe fondé par elle-même. Le ton vivant de sa rédaction et les aperçus de son auteur sur la vie d’oraison ont conduit à intégrer progressivement cet ouvrage original dans les « Oeuvres complètes » de la Sainte. Le Livre des Fondations n’a pas été écrit en une seule fois, ni dans un seul endroit ou dans un climat littéraire identique. Sa composition suit, en partie, l’aventure réelle de la Fondatrice, avec ses moments de hâte et ses pauses. Ce 15 octobre, notre frère Stéphane donnera au Couvent des Carmes une « Introduction au Livre des Fondations ».
Nous consacrons ce mois-ci de nouvelles pages à la figure peu connue mais importante de saint Albert de Jérusalem. C’est lui qui donna aux ermites du mont Carmel, au début du 13e siècle, la Règle que nous suivons toujours.
Enfin, nous étions heureux d’apprendre cet été l’ouverture du procès de canonisation de notre bienheureuse Carmélite Élisabeth de la Trinité. En effet, un miracle approuvé ouvre désormais cette voie à la carmélite de Dijon.
Par ailleurs, la composition de notre équipe Internet du site lecarmel.org est modifiée suite au départ du père Claude Gélinas, nommé prieur au Broussey. Le père Thierry-Joseph se joint à l’équipe. Bienvenue père Thierry-Joseph.

Lévis Séguin, ocds, Louise Boisvert, NDV, soeur Diane Letarte, ocd, et le père Thierry-Joseph, ocd, Mariette Audelin, ocds, est absente.
Bonne reprise des activités à tous nos lecteurs! |
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Bienheureuse Josephe Naval Girbès |
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Bienheureuse Josèphe NAVAL GIRBÉS
11 décembre 1820 – 24 février 1893
laïque consacrée
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Fille de Vincenzo Naval et Josefa Girbes, Maria Josefa Naval Girbes naît à Algemesi (Valence), en Espagne, le 11 décembre 1820. Ses parents sont de condition modeste. Elle est l’aînée de 6 enfants dont 2 meurent en bas âge et une autre à l’âge de 14 ans. Elle est confirmée à huit ans et fait sa première communion à neuf ans. De ses parents, elle hérite d’un grand esprit de foi, d’une grande piété, de l’amour du travail et du désir de toujours vivre en état de grâce.
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