«Infléchis mon cœur vers ton témoignage, et non point vers le gain. Vivifie-moi par ta parole.»
(Ps 119,33-40)
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Le Carmel au Québec
Bulletin des amitiés carmélitaines # 66
15 avril 2012
En général, Thérèse de Jésus est beaucoup mieux connue à titre de fondatrice des carmélites déchaussées que des carmes déchaux. Et pourtant, ce titre lui appartient aussi. Les chapitres 13 et 14 du Livre des Fondations font écho de la première fondation des Frères Déchaux dont Thérèse n’avait pas pensé avant 1567. C’est lorsque l’évêque d’Avila en discute avec le Général des Carmes que l’idée fit son chemin. Des événements providentiels réunissent à Medina del Campo les deux premiers futurs Déchaux et l’offre d’une ferme à Duruelo leur procure un lieu pour commencer. Or, un des deux Frères est le futur Jean de la Croix qui vient de recevoir l’ordination sacerdotale.
Thérèse profite du fait que la clôture de son nouveau couvent de Valladolid ne soit pas encore installée pour former Jean personnellement; il pourra ainsi mieux observer le genre de vie des moniales. Il habite chez les sœurs du 10 août au 30 septembre 1568. Cette formation « sur place » que Thérèse lui donne a souvent reçu le nom de « second noviciat ». Cette période d’essai a aussi permis à Thérèse de mieux le connaître et de l’apprécier. C’est dire toute la confiance qu’elle a mis en lui. Elle va chercher à l’initier à l’équilibre de son charisme : d’accord pour les mortifications, mais aussi pour l’amitié fraternelle et les récréations en commun. Et Thérèse d’ajouter au chapitre 13 : « Tout cela est prévu avec beaucoup de modération, uniquement pour nous permettre de connaître nos fautes et nous détendre un peu et mieux supporter les rigueurs de la Règle » (F 13,5).
Une famille éprouvée
Le foyer de Georges Baouardy et Mariam Chahyn était issu de deux familles libanaises de rite grec-melkite catholique qui avaient fui en Haute-Galilée la persécution ottomane du début de 19e siècle. Georges, artisan vertueux et pauvre, quitta son village après avoir été injustement emprisonné pour un assassinat. Avec son épouse, il se retira à Abellin (aujourd’hui Ibillin).
Le 25 mars de l’an 2000, jour de la fête de l’Annonciation, eut lieu la première rencontre du groupe Thérèse de Jésus. C’est dans la joie et l’amitié que fut vécu le départ de cette nouvelle communauté séculière en devenir.
Apprendre, approfondir, à l’école des saints du Carmel la pratique de l’oraison pour la vivre chez soi ou en groupe.
Pour la mise en oeuvre les frères carmes proposent un parcours de 6 soirées (modulable selon les possibilités), comportant enseignement, expérience pratique.
Cette école s’adresse aux paroisses, groupes, communautés religieuses. Les frères se déplaceront à cette fin.
1897 : Carmel de Lisieux : Soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus confie à sa soeur Pauline, Mère Agnès :”Je voudrais bien aller à Hanoï (Carmel du Vietnam, fondé par le Carmel de Saigon en 1895) pour souffrir beaucoup pour le Bon Dieu.”
1925 : Carmel de Lisieux : Canonisation de Soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus (Thérèse Martin) par Pie XI