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De la prière continuelleQue chacun demeure seul dans sa cellule ou près d'elle, méditant jour et nuit la loi du Seigneur [voir Ps 1, 2 ; Jos 1, 8] et veillant dans la prière [voir 1 P 4, 7], à moins qu'il ne soit occupé en raison d'autres justes causes. Des Heures canonialesCeux qui savent dire les Heures canoniales avec les clercs les réciteront suivant les règles établies par les saints Pères et la coutume approuvée de l'Église. Ceux qui ne le savent pas diront pour Matines vingt-cinq Notre Père excepté les dimanches et les jours de fête solennelle aux Matines desquels nous prescrivons que ce nombre soit doublé, en sorte qu'ils en disent cinquante. Ils en diront sept pour Laudes, sept également pour chacune des autres Heures, à l'exception des Vêpres pour lesquelles vous devrez le dire quinze fois. Du renoncement à toute propriétéQu'aucun des Frères ne dise que quelque chose lui appartient en propre, mais que tout vous soit commun [voir Ac 2, 44 ; 4, 32] et soit distribué à chacun par la main du Prieur, c'est-à-dire par le Frère qu'il aura chargé de cet office selon les besoins de chacun [voir Ac 4, 35], compte tenu de l'âge et des nécessités de chacun. De ce qu'il est permis d'avoir en commun De l'oratoire et du culte divinPour autant que cela pourra se faire le plus commodément, un oratoire sera construit au milieu des cellules. Vous devrez vous y réunir au matin de chaque jour pour prendre part aux solennités de la messe, là où cela peut se faire commodément. Du Chapitre et de la correction des FrèresEn outre, les dimanches ou d'autres jours, lorsque cela sera nécessaire, vous traiterez de la garde de l'Ordre et du salut des âmes ; on procédera en même temps, avec charité, à la correction des manquements et des fautes des Frères, si l'on a pu en remarquer chez l'un ou l'autre. Du jeûne des FrèresVous garderez le jeûne tous les jours, les dimanches exceptés, de la fête de l'Exaltation de la Croix jusqu'au jour de la Résurrection du Seigneur, à moins que l'infirmité ou la faiblesse du corps ou quelqu'autre juste cause n'engage à rompre le jeûne, car la nécessité n'a point de loi. De l'abstinence de viandeVous vous abstiendrez de manger de la viande, si ce n'est comme remède à la maladie ou à la faiblesse. Mais comme en voyage vous êtes souvent obligés de mendier, pour ne pas être à charge à vos hôtes, vous pourrez, hors de vos maisons, manger des aliments accommodés avec de la viande. En outre, sur mer, il vous sera permis de manger de la viande.
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