Mais cette petite Ana naît « sourde et muette ». Quelques mois après sa naissance, son père meurt et Francesca doit assumer seule l'éducation de ses deux enfants. Devant la perte de son époux et le handicap de sa fille, Francesca intensifie sa vie spirituelle par la prière. Sans se lasser, elle demande et redemande durant des années la guérison de sa petite Ana.
Ana, entourée d'un grand amour maternel, est éveillée à tout malgré sa surdité. Son éducation se fait à travers la vie fervente de sa mère. À la maison, elle voit les images saintes suspendues aux murs. Elle voit sa mère scander sa journée par la prière du chapelet et la visite au Saint-Sacrement, y ajoutant des pèlerinages à Notre-Dame.
Mais Ana vit tout cela de l'intérieur, car le silence et la solitude meublent l'espace intérieur et extérieur de sa petite enfance. Dieu travaille son être à travers ce chemin d'intériorité où elle apprend à vivre au-dedans avec son Dieu.
Et voilà qu'à l'âge de sept ans... Ô miracle ! Elle est guérie ! Les premières paroles qu'elle prononcent sont : « Ave Maria ! »