Thérèse va établir une correspondance intense avec la prieure de Beas. Elle lui partage toutes les agitations de son âme, tous les troubles que lui causent ses ennemis en ce temps d'attaques contre la réforme du Carmel, mais aussi elle s'ouvre à Anne de toutes les faveurs dont le Seigneur la comble pour la fortifier. Au plus fort de la tempête, Thérèse demande à Anne de détruire toutes ses lettres à cause des confidences qui s'y trouvent. Elle ne veut pas que l'Inquisition mette la main sur ces papiers personnels.
Au moment de leur dernière rencontre, Thérèse aura un geste symbolique envers Anne, un peu semblable à celui d'Élie envers Élisée. Au moment du départ de Thérèse celle-ci dit à Anne : « Échangeons nos manteaux, ma fille, prenez le mien qui est neuf et plus commode pour vous qui êtes jeune, et donnez-moi le vôtre, comme il est vieux et usé il me conviendra très bien.»