Increase font size Default font size Decrease font size

Le Carmel au Québec

Accueil Saints Autres figures Frère Laurent de la Résurection - Pensées
Frère Laurent de la Résurection - Pensées
Imprimer Envoyer

Des petits entretiens avec Dieu

« Il faut s’appliquer continuellement 
à ce qu’indifféremment toutes nos actions
soient une manière de petits entretiens avec Dieu,
pourtant sans étude, mais comme ils viennent
de la pureté et simplicité du cœur. »
(MS 7)

La pratique de la présence de Dieu

« La pratique la plus sainte, 
la plus commune et la plus nécessaire
en la vie spirituelle est la présence de Dieu :
c’est de se plaire et s’accoutumer en sa divine compagnie,
parlant humblement et s’entretenant amoureusement avec lui
en tout temps, à tous moments, sans règles ni mesure,
surtout dans le temps des tentations, des peines, des aridités,
des dégoûts et même des infidélités et des péchés. »
(MS 6)

« La présence de Dieu est la vie et la nourriture de l’âme, qui se peut acquérir avec la grâce de Dieu. En voici les moyens […] »
 

Les moyens de la pratique

« Le premier moyen 
est une grande pureté de vie. »
« Il faut une grande fidélité 
à la pratique de cette présence
et au regard intérieur de Dieu en soi,
qui se doit toujours faire doucement,
humblement et amoureusement,
sans se laisser aller à aucun trouble
ou inquiétude. »
« Il faut prendre un soin particulier 
que ce regard intérieur,
quoique d’un moment,
précède vos actions extérieures,
que de temps en temps il les accompagne,
et que vous les finissiez toutes par là.
Comme il faut du temps et beaucoup de travail
pour acquérir cette pratique,
aussi ne faut-il pas se décourager
lorsqu’on y manque,
puisque l’habitude ne se forme qu’avec peine ;
mais lorsqu’elle sera formée,
tout se fera avec plaisir. »
(MS)

Que Lui dire

« Il ne sera pas hors de propos, 
pour ceux qui commencent cette pratique,
de former intérieurement quelques peu de paroles,
comme : « Mon Dieu, je suis tout à vous » ;
« Dieu d’amour, je vous aime de tout mon cœur » ;
« Seigneur, faites-moi selon votre cœur »
ou quelques autres paroles
que l’amour produit sur-le-champ. »
(MS)

Quelques préalables

« Cette présence de Dieu, 
un peu pénible dans les commencements,
pratiquée avec fidélité,
opère secrètement en l’âme des effets merveilleux,
y attire en abondance les grâces du Seigneur
et la conduit insensiblement à ce simple regard,
à cette vue amoureuse de Dieu présent partout,
qui est la plus sainte, la plus solide,
la plus facile et la plus efficace manière de faire oraison. »
(MS)
« Je sais que pour cela, 
il faut que le cœur soit vide
de toutes autres choses,
Dieu le voulant posséder seul ;
et comme il ne peut le posséder seul
sans le vider de tout ce qui n’est pas lui,
ainsi ne peut-il y agir ni y faire ce qu’il voudrait. »
(L 3)
« Il faut faire de notre cœur 
un temple spirituel pour Dieu
où nous l’adorons sans cesse.
Il faut veiller sans relâche
sur nous-mêmes pour ne rien faire
ni rien dire et ne rien penser
qui lui puisse déplaire. »
(L 15)

L’abandon

« Durant les 10 premières années 
[de sa vie religieuse], 
j’ai beaucoup souffert. 
L’appréhension que j’avais
de n’être pas à Dieu
comme je l’eusse souhaité,
mes péchés passés
toujours présents à mes yeux,
et les grandes grâces
que Dieu me faisait,
étaient la source
de tous mes maux.
Durant tout ce temps
je tombais souvent
et je me relevais aussitôt.
Il me semblait que les créatures,
la raison et Dieu même
fûssent contre moi. »
(L 2)

Persévérance

«Lorsque l’esprit a contracté 
quelques méchantes habitudes
d’égarement et de dissipation,
elles sont difficiles à vaincre
et ordinairement elles nous entraînent
malgré nous aux choses de la terre.
Je crois qu’un remède à cela est
d’avouer nos fautes
et de nous humilier devant Dieu.
Je ne vous conseille pas
de beaucoup discourir à l’oraison,
les longs discours étant souvent
des occasions d’égarement.
Tenez-vous-y devant Dieu
comme un pauvre muet et un paralytique
à la porte d’un riche.
Occupez-vous à tenir votre esprit
en la présence du Seigneur.
S’il s’égare et s’en retire quelquefois,
ne vous en inquiétez pas,
les troubles de l’esprit servent plutôt
à le distraire qu’à le rappeler ;
il faut que la volonté
le rappelle tranquillement.
Si vous persévérez de la sorte,
Dieu aura pitié de vous. »
(L 7)

Foi et don de Dieu

« Dieu a des trésors infinis à nous donner ; 
et une petite dévotion sensible,
qui passe en un moment, nous satisfait…
Que nous sommes aveugles,
puisque par là nous lions les mains à Dieu
et nous arrêtons l’abondance de ses grâces.
Mais lorsqu’il trouve une âme
pénétrée d’une foi vive,
il lui verse des grâces en abondance.
C’est un torrent arrêté par force
contre son cours ordinaire qui,
ayant trouvé une issue,
se répand avec impétuosité
et avec abondance.
Oui, souvent nous l’arrêtons,
ce torrent, par le peu d’estime
que nous en faisons…Rentrons en nous-mêmes,
rompons cette digue, faisons jour à la grâce… »
(L 1)

Dans l’épreuve

« Je voudrais que vous puissiez 
vous persuader que Dieu est souvent
plus près de nous dans le temps des maladies
et des infirmités que lorsque nous jouissons
d’une parfaite santé.
Mettez toute votre confiance en lui. »
(L 11)

Si…

« Si nous étions bien habitués 
dans l’exercice de la présence de Dieu,
toutes les maladies du corps nous
en seraient légères.
Souvent Dieu permet que nous souffrions un peu
pour purifier notre âme et nous obliger de demeurer avec lui.
Prenez courage, offrez-lui sans cesse vos peines,
demandez-lui des forces pour les souffrir,
surtout accoutumez-vous à vous entretenir
souvent avec lui et ne l’oubliez que le moins que vous le pourrez.
Adorez-le dans vos infirmités, offrez-lui de temps en temps,
et, dans le plus fort de vos douleurs,
demandez-lui, humblement et amoureusement,
comme un enfant à son bon père,
la conformité à sa sainte volonté
et le secours de sa grâce.
Je vous y aiderai par mes pauvres et chétives prières.
Dieu a plusieurs moyens pour nous attirer à lui.
Il se cache quelquefois de nous, mais la foi seule,
qui ne nous manquera pas au besoin,
doit être notre soutien et le fondement de notre confiance,
qui doit être toute en Dieu. »
(L 13)

Ah !...

« Ah ! Si nous savions la nécessité 
que nous avons des grâces
et des secours de Dieu,
nous ne le perdrions jamais de vue,
pas même pour un moment. »
(L 3)

Une vie épanouie

« Ce qui me console en cette vie 
est que je vois Dieu par la foi.
Et je le vois d’une manière
qui pourrait me faire dire quelquefois :
" je ne crois plus, mais je vois,
j’expérimente ce que la foi nous enseigne".
Et sur cette assurance et cette pratique de la foi,
je vivrai et mourrai avec lui. »
(L 11) « L’on serait surpris
si l’on savait ce que l’âme dit quelquefois à Dieu,
qui semble se plaire si fort dans ces entretiens
qu’il lui permet tout, pourvu qu’elle veuille
toujours demeurer avec lui et en son fond.
Et comme s’il craignait qu’elle ne retournât à la créature,
il prend soin de lui fournir tout ce qu’elle peut désirer,
si bien qu’elle trouve souvent au-dedans de soi une nourriture
très savoureuse et très délicieuse à son goût,
quoiqu’elle ne l’ait jamais désirée ni procurée
en aucune manière et sans même y avoir contribué de sa part
que le seul consentement. »
(MS 25)

Adorer Dieu en esprit et en vérité

« Adorer Dieu en vérité, 
c’est encore avouer que nous lui
sommes entièrement contraires
et qu’il veut bien nous rendre semblables
à lui, si nous le voulons. »
(EN 12-14)
 


Haut de page