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Bienheureuse Élisabeth de la Trinité
L'appel de Dieu
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Un an plus tard, après une communion, Élisabeth perçoit l'appel du
Seigneur au Carmel et y répond spontanément par le vou de virginité
perpétuelle. Mais Madame Catez veut éprouver sa vocation et lui impose d'attendre
sa majorité.
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La jeune fille souffre en silence et prend part très simplement à la
vie mondaine. Qui s'en douterait ? Sa mère est grande voyageuse, on
a beaucoup d'amis, les filles sont souvent invitées : excursions, danse,
tennis, piano, voilà Élisabeth « toujours en tête de la
bande ». Tout la passionne : la mer, la montagne, l'amitié, mais
aussi la paroisse, la visite des malades, le catéchisme et le patronage
pour les enfants, et plus que tout, à travers tout, la prière.
« Même au milieu du monde, écrit la jeune laïque, on peut écouter
Dieu dans le silence d'un cour qui ne veut être qu'à lui ».
Mais en réalité elle dira : « Quand j'assiste à ces réunions, à
ces fêtes, ma consolation est de me recueillir et de jouir de votre
présence. »
Se sentant « habitée », Élisabeth demande des explications
au Père Vallée, dominicain, qui lui révèle alors le mystère de l'inhabitation
de la Trinité dans l'âme. Ce fut une lumière décisive dont elle vivra
jusqu'à sa mort. Déjà, Élisabeth reçoit des grâces élevées et se
reconnaît dans les descriptions que Thérèse de Jésus donne du
ravissement.
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