Le 16 juillet 1850 Hermann monte dans le train à la gare de Lyon en direction d'Agen. Après une seconde retraite commencée le 31 juillet, il demande humblement son entrée chez les Carmes déchaux. Durant les quinze jours qu'il venait de passer avec eux, il avait compris que cette vie de contemplatif et de travail sous le regard de la Vierge Marie ne pouvait que le conduire au Bonheur.
Appel à Rome
Les règlements interdisent l'admission au Carmel d'un nouveau converti du judaïsme. On fait appel à Rome. Après plusieurs semaines, Hermann reçoit une réponse négative à sa demande de dispense. Il quitte immédiatement le couvent du Broussey. La Providence, qui guide de façon magistrale cet enfant d’Israël déterminé à rencontrer le Pape s'il le faut, lui réserve une nouvelle surprise. |
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Rencontre avec les supérieurs de l’Ordre
En effet, les supérieurs de l’Ordre se sont réunis, avec un certain retard à cause des conjonctures politiques. On reçoit immédiatement le jeune homme, mû d'une ardeur peu commune pour travailler à la cause de Dieu. Le lendemain, jour de la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, le Conseil général l’accepte à l’unanimité. Désormais confirmé dans sa vocation érémitique, Hermann marchera avec plus de sûreté sur les traces du prophète Élie.