|
|
|
|
|||||
|
Au camp de la mort de Neue Brème où règnent l'invraisemblable et la folie meurtrière, où tout n'est que désespoir et haine, sa dignité en impose au chef de camp Hornetz. Ce dernier est subjugué par la personnalité du Père Jacques. Aussi, un jour, Hornetz lui demande de se charger de l'infirmerie. C'était en fait le plus cher désir du Père. L'infirmerie, là où les malades, la plupart dysentériques, gisent sur un tas de paille, de crasse, de vermine et même de fiente. L'épuisement et la souffrance les poussent rapidement jusqu'à la folie, comme de manger les mégots allumés que leur jettent les nazis. Aucun espoir, jamais. L'infirmerie n'est pas faite pour soigner, mais pour achever. Ici, pas question de chapelle, de messe, de conférence. Le Père Jacques commence à nettoyer l'infirmerie à grande eau de fond en comble. Tous les matins, il recommence à lessiver par terre et à laver les malades un par un. Il lave les draps et les chemises, fabrique des bandes de pansements. Quant aux médicaments, au risque d'être condamné au supplice, il va en « voler » à la pharmacie du personnel nazi. Il réussit, vrai miracle, à maintenir propre le block, au prix d'un travail surhumain et magnifique, malgré les coups dont il est gratifié chaque jour. Fait encore plus extraordinaire, il obtient d'Hornetz une nourriture supplémentaire pour les malades. Lui-même leur donne très souvent sa propre ration. Bien que brûlant de fièvre, il travaille 18 heures par jour. Il ne se plaint jamais. Ce qui frappe chez lui, c'est l'audace, le mépris de la souffrance et du danger, mais aussi cette soif si évidente de l'autre Vie.
|
||||||
|
| Communauté | Prier | Thérèse | Figures | Cartes | Animations | Histoire | ||
| © Le
Carmel au Québec webmestres |
BAC | Sommaire | Chercher | |