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À la Libération, le 8 mai 1945, il est unanimement désigné comme président du Comité français du camp mais, totalement purifié dans ce baptême de sang, il est au bout de ses forces, et il y renonce. Peu de temps après, le jour de l'Ascension, une voiture va le conduire à Linz dans le camp français. Puis pour la Pentecôte, il est transporté à l'hôpital des sœurs de Sainte- Élisabeth , tout près du Couvent des Carmes.
Cela voulait dire: avec Celui dont j'ai recherché la compagnie toute ma vie. Le 2 juin 1945, ses yeux se ferment très doucement sans un geste, sans un cri, sans une plainte pour s'ouvrir à la Lumière. Il est emporté comme Jacques-France, Jean, David-Maurice, comme ces trois enfants juifs accueillis par lui à Avon. Ils sont là mystérieusement avec lui. Il voulait qu'à sa mort on chante la joie du Magnificat, la joie la plus profonde qui vit au cœur du Carmel. Son corps est transféré dans la crypte du Carmel de Linz. Si les nazis l'ont dépouillé de sa robe de bure, les Carmes lui rendent l'habit de son Ordre. Son cercueil est recouvert du grand drapeau tricolore qui flottait au centre de Linz et qu'on est allé décrocher.
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