Le Carmel au Québec


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Figures du Carmel

Soeur Lucie, voyante de Fatima
Enfance à Fatima

L'acte de baptême, en date du 30 mars 1907, mentionne que ses parents étaient Antonio dos Santos et Maria Rosa, tous deux résidant à Aljustrel. Ses parents sont de modestes paysans et de bons chrétiens. Dernière de la famille, cinq filles et un garçon l'ont précédé et Lucie a eu une enfance choyée et gâtée. Sa mère leur enseigne le catéchisme et ne joue pas avec les questions de morale! Lucie a la joie de faire sa première communion à six ans. Elle raconte la prière qu'elle fit alors : « Seigneur, faites de moi une sainte, conservez mon coeur toujours pur pour Vous seul! ». Elle raconte : qu'elle « perdi[t] depuis le goût et l'attraction qu' [ elle avait commencé ] à ressentir pour les choses du monde ne [ se sentait ] à l'aise que dans un lieu solitaire ».

Lucie avait, comme amie et compagne de jeux, sa cousine Jacinthe (Jacinta), ainsi que son frère François (Francisco). D'un naturel gai et aimable, Lucie avait le don d'attirer près d'elle tous les jeunes du village : jeux, chants, et prières se succèdent dans la journée. Et pour avoir plus de temps pour jouer, nos trois jeunes n'hésitent pas à glisser rapidement leurs doigts sur les grains du chapelet avec une formule abrégée: Ave Maria, Ave Maria... Quand Lucie eut sept ans, sa mère décida qu'elle était assez grande et responsable pour s'occuper des brebis. Ses petits cousins eurent la permission d'accompagner Lucie sur les collines. Quelques années plus tard, la Dame du Rosaire gratifia le trio des ses visites du 13 mai 1917 au 13 octobre 1917. Apparue sur un petit chêne vert, toute resplendissante de beauté et de lumière, elle les invite à prier et à se sacrifier pour l'Église, les pécheurs, le monde et le Pape. Elle leur montre dans une vision l'enfer, ce qui les impressionne très fortement, surtout Jacinthe.

Lucie est la dépositaire principale, à cause de son âge et de ses qualités d’équilibre, de discrétion, de responsabilité. Saisis au plus haut point, sous son influence raisonnable et déterminée et celle des prêtres, ils vivent ce message de pénitence et de conversion jusqu’à l’héroïsme. Mais Dieu est le maître du destin. Peu de temps après, il lui enlève tour à tour son père, puis ses deux cousins, morts de la grippe espagnole (1919-20). Inconsolable, elle s’en va pleurer et prier sur leur sépulture. En 1941, elle écrit, au présent: « Mon chagrin ne peut se décrire. C’est une triste épine qui me perce encore le Coeur après tant d’années...». Combien de temps devra-t-elle rester séparée d’eux? La Vierge lui a seulement dit: «Tu resteras ici-bas quelque temps…» Et elle lui précise sa mission: « … car Dieu veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé ». Après la mort de ses deux cousins, Lucie continua de vivre dans son petit hameau et de venir sur les lieux des apparitions. Toute simple, elle disait le chapelet avec la foule des croyants. Elle souffre de sa « solitude» comme aussi de l'empressement des foules et du silence prolongé de l'autorité ecclésiastique, de l'hostilité parfois violente de certaines personnes. Tout comme auparavant, elle va à l'école pour apprendre à lire et à écrire, garde le troupeau de sa mère. Mgr José Alves Carrera da Silvia, archevêque de Lisbonne, vint entendre la déposition de Lucie, la dernière survivante des trois voyants. C'est lui qui lui proposa qu'il valait mieux qu'elle s'en aille de Fatima, que là, elle ne serait jamais tranquille. Surprise, consternée, la jeune Lucie accepte la proposition de l'évêque. C'est ainsi qu'au printemps de 1921, le coeur gros, après avoir récité ses derniers Ave dans la Chapelle de la Vierge, elle fait ses adieux à sa maman, va prier une dernière fois sur la tombe de ses cousins et quitte son pays natal pour se rendre à Vélar, près de Porto, dans un pensionnat des soeurs de Sainte-Dorothée. Pour qu'elle reste dans l'anonymat, elle portera désormais le nom de Maria das Dores ( Marie des Douleurs ). Elle reste quatre ans à Vilar, seule la Supérieure connaît sa véritable identité. Un jour, elle exprimeà la Supérieure son désir d'entrer chez les soeurs de Sainte-Dorothée. Sa mère après avoir longuement parlé avec Mgr José, accède au désir de sa fille de se faire religieuse. En octobre 1925, elle part pour Pontevedra où elle commençe son postulat. Elle y fait profession et vivra pendant 27 ans dans cette Congrégation dont 25 passés en Espagne. C'est à Pontevedra et à Tuy qu'elle reçut de nouvelles visites de Notre Dame et de l'Enfant Jésus qui venaient compléter le message de Fatima.

 
Présentation Au carmel de Coïmbra


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