Les parents Martin - Qui sont-ils ?

Les parents Martin

   

Toute ma vie, le bon Dieu s’est plu à m’entourer d’amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres!... mais s’il avait placé près de moi beaucoup d’amour, Il en avait mis aussi dans mon petit cœur, le créant aimant et sensible, aussi j’aimais beaucoup Papa et Maman et leur témoignais ma tendresse de mille manières, car j’étais très expansive.



L'amour dont la petite Thérèse se voyait entourée par sa famille, fut pour elle une image de la bonté de Dieu. Elle a pu écrire: « C’est Dieu qui m’a fait naître en une terre sainte et comme tout imprégnée d’un parfum virginal. » Mais quelle est cette terre sainte?

Zélie Guérin naît en 1831 à Gandelain dans l’Orne. Après ses études, elle envisage la vie religieuse mais la Supérieure de l’Hôtel Dieu l’en dissuade. La jeune fille se lance alors dans la fabrication de la dentelle au Point d’Alençon. Un jour, alors qu’elle traverse le pont Saint Léonard, elle croise Louis Martin qui rayonne la bonté et la noblesse d’âme. Le cœur de Zélie saisit que « celui-là sera le vrai compagnon de sa vie ». Louis a alors 35 ans et Zélie 26 ans.

Louis Martin naît à Bordeaux. Il apprend le métier d’horloger mais à l’âge de 22 ans il pense à la vie monastique. Son ignorance du latin se révèle un obstacle. Il ouvre donc une horlogerie-bijouterie à Alençon. Et voici que peu de temps après cette rencontre providentielle sur le pont, Louis et Zélie décident d’unir leur cœur et se marient le 13 juillet 1858.

Louis et Zélie Martin sont des époux qui s’aiment profondément, ils auront neuf enfants dont quatre vont mourir en bas âge. Depuis le jour de leur mariage ils n’ont vécu que pour leurs enfants. Madame Martin écrira : « Quand nous avons eu nos enfants, nos idées ont un peu changé, nous ne vivions plus que pour eux, c’était tout notre bonheur et nous ne l’avons trouvé qu’en eux. Enfin, rien ne nous coûtait plus, le monde ne nous était plus à charge. » Louis et Zélie sentaient chaque jour davantage le bienfait de leur mutuelle collaboration. Zélie écrira : « Nos sentiments étaient toujours à l’unisson et il me fut un consolateur et un soutien. »

C’est une famille où l’on se dit l’amour en couple, mais aussi entre parents et enfants. Leur amour est simple, chaleureux et joyeux. De son père Céline dira : « Très gai, papa savait épanouir la vie au foyer. Il possédait tout un répertoire de dictons pleins d’esprit, d’historiettes, de vieux refrains qu’il sortait au bon moment, ce qui rendait sa présence des plus agréables. »

Monsieur Martin, horloger de profession, seconde efficacement son épouse dans son entreprise dentellière. Mais leurs nombreuses activités ne les empêchent pas d’avoir une profonde vie chrétienne. Avec son épouse ils iront à la messe tous les jours à 5h30, pratiqueront l’honnêteté dans les relations commerciales ainsi que le respect de leurs ouvriers. Ils apporteront toujours une aide généreuse aux démunis et s’engageront concrètement pour les défavorisés.

De son coté Zélie se distingue par sa fibre maternelle et par son admirable esprit de foi. « Moi j’aime les enfants à la folie. J’étais née pour en avoir…Enfin je désirais en avoir beaucoup afin de les élever pour le ciel. » À la perte de son troisième enfant elle écrira : « Le mieux est de remettre toutes choses entre les mains du Bon Dieu et d’attendre les événements dans le calme et l’abandon à sa volonté. C’est ce que je vais m’efforcer de faire. »

Par ailleurs Zélie possède un sens pratique éprouvé, une rare énergie et fait preuve d’une activité inlassable. Elle a sa propre entreprise qui emploie une centaine d’employés. « Ce n’est pas le désir d’amasser une grande fortune qui me pousse, j’en ai plus que je ne saurait en désirer, mais je crois que ce serait une folie que de laisser cette entreprise avec cinq enfants à établir. Je dois aller jusqu’au bout pour eux. »

À la naissance de Thérèse elle a 42 ans et elle porte déjà en elle le début d’un cancer au sein dont elle mourra quatre ans plus tard. Elle restera vaillante jusqu’à la fin, sans aucun repliement sur elle-même.

Voyant la mort de sa femme approcher, monsieur Martin va acheter une maison à Lisieux afin que les enfants se rapprochent du reste de la famille. Il vend donc son commerce d’horlogerie à Alençon et accepte que sa vie soit complètement changée avec une grande sérénité. Il abandonne ses projets et ses désirs pour ceux du Seigneur qui s’expriment par les évènements. À un ami il écrit : « Ta lettre m’a fait d’autant plus plaisir que je ne vis guère que de souvenirs. Ces souvenirs de toute ma vie sont si doux que malgré les épreuves traversées, il est des moments où le cœur surabonde de joie. » Il est veuf à 54 ans et reste seul avec cinq filles à élever.

C’est un père attentif, proche de ses enfants, soucieux de leur éducation humaine et religieuse. Il cherche à comprendre ses enfants en vue de répondre à leurs besoins. Il s’adapte au tempérament de chacune et sait créer un climat favorable au dialogue et aux échanges. On comprend que pour Thérèse il est le modèle qui inspire sa relation à Dieu le Père. Elle donnait d’instinct à Dieu le nom de « Papa ». Par son attitude Monsieur Martin accompagne ses filles et les soutient dans leur vocation alors que pour lui ce sera un grand sacrifice comme nous allons le voir.

Les années vont passer. Déjà trois de ses filles sont religieuses (Pauline, Marie et Léonie qui fera plusieurs essais de vie religieuse), et voici que sa chère petite dernière, Thérèse va annoncer à son père qu’elle veut entrer au Carmel à 15ans. « À travers mes larmes je lui confiai mon désir d’entrer au Carmel. Alors ses larmes vinrent se mêler aux miennes, mais il ne dit pas un mot pour me détourner de ma vocation, se contentant simplement de me faire remarquer que j’étais encore bien jeune pour prendre une détermination aussi grave…nous continuâmes longtemps notre promenade…Papa semblait jouir de cette joie tranquille que donne le sacrifice accompli, il me parla comme un saint… »

Pauline Marie Leonie Céline



Au lendemain de son entrée au Carmel, il écrira : « Thérèse, ma petite reine est entrée hier au Carmel. Dieu seul peut exiger un tel sacrifice, mais il m’aide si puissamment qu’au milieu de mes larmes, mon cœur surabonde de joie. » Après le sacrifice de sa femme et de ses cinq enfants c’est lui-même qui sera offert à l’Amour miséricordieux.

Atteint d’artériosclérose cérébrale et sa santé se dégradant rapidement il est placé à ce que l’on appelait alors : « la maison des fous ». Il est comme un enfant qui réclame continuelle assistance. Il y restera quelques années. Puis c’est Céline qui restera auprès de lui lorsque lorsqu’il sera décidé que Monsieur Martin retourne à la maison. Thérèse soulignera : « il a bu à la plus amère des coupes », en attendant d’avoir la récompense du fidèle serviteur.

 

 Béatification : le 19 octobre 2008 à Lisieux.

Canonisation : le 18 octobre 2015 à Rome par le Pape François.

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