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Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus - Qui es-tu ? - Maturité spirituelle |
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Maturité spirituelle
Devenue prieure, mère Agnès de Jésus (Pauline) adjoint Thérèse comme aide à la maîtresse des novices, mère Marie de Gonzague. La jeune prieure demande à sa sœur d’écrire ses souvenirs d’enfance. En la fête de la Trinité 1895, Thérèse, «afin de vivre dans un acte de parfait amour», s’offre «comme victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux» de Dieu. Dans la nuit du jeudi au vendredi saint de l’année suivante, la jeune moniale accueille sa première hémoptysie comme une annonce de «l’arrivée de l’Époux». Sa joie est grande. Mais peu de jours après, elle se voit assaillie de tentations violentes contre la foi et l’espérance qui ne la quitteront plus jusqu’à la mort, à l’exception de quelques trouées de lumière intense. En septembre, par exemple, alors qu’elle médite la Première Lettre aux Corinthiens, elle reçoit des illuminations très hautes sur sa vocation personnelle, qui se condensent dans ce cri : «Ma vocation, c’est l’amour. Dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour!» Malgré la tuberculose qui la mine, Sœur Thérèse continue de suivre l’observance rigoureuse du Carmel. Dans la fatigue et la souffrance physique et morale, elle garde sa maîtrise d’elle-même, sa paix puisée dans l’oubli de soi et sa charité fraternelle. Sa patience aussi est admirable, mais elle dit: «Ce n’est pas ma patience à moi! On se trompe toujours!»
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