Thérèse-Bénédicte de la Croix - Qui es-tu ?

Le Carmel

Le 14 octobre 1933, à l'âge de 42 ans, Édith Stein achevait l'étonnant itinéraire qui venait de la conduire d'Husserl au Carmel de Cologne. Une route nouvelle s'ouvrait, celle de Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Peu douée pour les travaux manuels, elle avait en revanche le don de l'amitié spirituelle. Elle s'adapta sans trop de difficultés au cloître et à la vie communautaire.

Le Provincial des Carmes lui demanda de poursuivre, dans ses temps libres, son travail scientifique de philosophie. Ainsi, dans l'obéissance, naquit Être fini et Être éternel, une explication de la philosophie moderne de Descartes à Heidegger. Durant l'été de 1936, sa mère, âgée de 87 ans, mourut au moment même du renouvellement des voeux de sa fille. « Ma mère est auprès de moi, » s'écria-t-elle, dans une intuition.

Entre-temps, la persécution nazie s'amplifiait, gagnait en violence. Pour éviter des représailles au Carmel de Cologne, elle passa clandestinement la frontière et se rendit au Carmel d'Echt, dans le Limbourg hollandais. Aux six langues qu'elle possédait déjà, elle joignit le néerlandais. Là, elle travailla à un ultime ouvrage qu'elle ne put achever : La Science de la Croix.

Sour Thérèse-Bénédicte fut arrêtée avec sa soeur Rose (qui l'avait rejointe au Carmel) le 2 août 1942. Tout se fit très vite, d'abord le camp de Westerbrook, puis les wagons du train dont elle ignorait la destination. Le 9 août 1942, le convoi arriva à Birkenau, annexe d'Auschwitz. Les arrivants furent gazés et brûlés dans la journée.

Thérèse-Bénédicte nous est étonnamment proche parce qu'elle a cherché un sens à la vie, parce qu'elle a voulu « être » et être pleinement. Elle a connu l'angoisse, le mal de vivre, l'épreuve. elle peut nous apprendre à voir, dans la foi, la présence de Dieu dans nos vies. Elle a longuement cherché, et finalement, elle a été trouvée par Celui qu'elle cherchait sans le savoir. Réfléchissant sur la finitude de son être, elle découvre Celui qui, plus intime à elle-même qu'elle-même, la soutenait dans l'existence, lui donnant « la vie, le mouvement et l'être ». Elle a parcouru le chemin de la connaissance jusqu'au point où lui apparaît la lumière de la sainteté : celle-ci l'a interpellée existentiellement de telle façon qu'elle est devenue sa forme de vie. Avant de quitter le cloître pour le camp d'extermination, elle écrivait ces dernières lignes : « La science de la Croix ne peut s'acquérir que si l'on sent réellement la Croix peser sur nos épaules. Dès le premier instant, j'en étais convaincue et, moi-même, j'ai dit : Ave Crux, Spes Unica. »

Canonisée par Jean-Paul II le 11 octobre 1998

Depuis le 1er octobre 1999, co-patronne de l'Europe avec les saintes Catherine de Sienne et Brigitte de Suède, ainsi que les saints Benoît, Cyrille et Méthode.

Fête liturgique : le 9 août.

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École d’oraison

Apprendre, approfondir, à l’école des saints du Carmel la pratique de l’oraison pour la vivre chez soi ou en groupe.

Pour la mise en oeuvre les frères carmes proposent un parcours de 6 soirées (modulable selon les possibilités), comportant enseignement, expérience pratique.

Cette école s’adresse aux paroisses, groupes, communautés religieuses. Les frères se déplaceront à cette fin.

Contacter le  Père Prieur
prieur.cap@lecarmel.org 

BULLETIN AMITIÉS CARMÉLITAINES

EPHÉMÉRIDES

le 21 août

1564:  Thérèse de Jésus reçoit l’autorisation du nonce de résider au nouveau monastère Saint-Joseph d’Avila fondé par elle.

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