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Communauté 1895 (Office Central de Lisieux)La charité fraternelle

Thérèse n’a pas été celle qui a dit : Seigneur ! Seigneur ! et qui ensuite se complaît dans une relation purement sentimentale avec Jésus.

La petite voie d’enfance qu’elle a ouverte a été pour Thérèse un chemin très concret de charité fraternelle. Au service de ses sœurs, elle a suivi le chemin étroit du don de soi dans une incessante attention à l’amour qu’elle leur devait, en complète union avec le commandement de l’amour mutuel donné par Jésus : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. À cet amour que vous aurez les uns pour les autres, tous vous reconnaîtront pour mes disciples. »

Le témoignage incomparable de Thérèse et sa fécondité spirituelle se situent là. Étant intimement persuadée de sa propre faiblesse quant à la charité fraternelle, elle a tout misé sur Jésus, sur sa grâce prévenante. «Oui, je le sens, dit-elle, lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi. » (Ms C, 12v°)

Thérèse savait que Jésus seul pouvait rendre son amour parfait, ce qu’elle désirait de toute son âme. Et nous lui laissons le mot de la fin : « Ah ! je comprends maintenant que la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leurs faiblesses, à s’édifier des plus petits actes de vertus qu’on voit pratiquer, mais surtout j’ai compris que la charité ne doit pas rester enfermée dans le fond du cœur. » (Ms C, 12r°)

 

P. Lambert Darche, ocd

 

 
 
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