Le Carmel au Québec


Votre navigateur n'est pas compatible Java !


Histoire d’une famille :
Les 4 frères et sœurs de Thérèse

 

Au début de 1895, Thérèse écrit à Léonie : « Plus de la moitié de la famille jouit maintenant de la vue de Dieu. » (LT 173)

En effet, leur père est décédé depuis six mois et leur mère, depuis 17 ans, et les petits Hélène, Louis, Jean-Baptiste et Mélanie-Thérèse sont morts en bas âge avant ou peu après la naissance de Céline. Née la dernière, Thérèse ne les a pas connus, mais assez tôt dans la vie, elle a bénéficié de leur soutien fraternel.

 

La paix

Thérèse n’avait que quatre ans lors du décès de sa mère et ce furent successivement Pauline et Marie qui prirent la relève, devenant momentanément petite mère pour la fillette assoiffée d’affection. Entrées l’une après l’autre au Carmel, elles ont laissé derrière elles une Thérèse très fragile, trop fragile... si bien qu’à 13 ans, celle-ci se retrouve avec sa sœur Céline et son père, définitivement privée de mère. Désemparée, que fait-elle ?

« Je me tournai du côté des Cieux. Ce fut aux quatre petits anges qui m’avaient précédée là-haut que je m’adressai [...] Je leur (fis) remarquer qu’étant la dernière de la famille, j’avais toujours été la plus aimée, la plus comblée de la tendresse de mes sœurs [...]

Leur départ pour le Ciel ne me paraissait pas une raison pour m’oublier, au contraire se trouvant à même de puiser dans les trésors Divins, ils devaient y prendre pour moi la paix et me montrer ainsi qu’au Ciel on sait encore aimer !... La réponse ne se fit pas attendre, bientôt la paix vint inonder mon âme de ses flots délicieux et je compris que si j’étais aimée sur la terre, je l’étais aussi dans le Ciel...

Depuis ce moment ma dévotion grandit pour mes petits frères et sœurs et j’aime à m’entretenir souvent avec eux. » (Ms A, 44)

 

La petite voie

Au moment d’écrire ces lignes, en 1895, Thérèse vient à peine de découvrir sa « petite voie toute nouvelle » (Ms C, 2v°). La lecture des carnets de Céline, pleins de citations bibliques, fait son régal : elle y trouve, illustrée à merveille, son intuition de l’Amour fou de Dieu et de sa tendresse toute maternelle pour nous, ses enfants... « ses petits enfants », précise-t-elle, s’appuyant sur ce qu’elle a vécu, et de sa faiblesse, et de l’aide reçue.

Août-septembre 1896. Sœur Thérèse confectionne une image-signet pour son bréviaire. Nous y retrouvons ses quatre frères et sœurs avec les dates de leur naissance et de leur retour au Père. Ainsi bénéficie-t-elle de leur présence durant les longues heures de la prière liturgique de l’Église.

Le départ

Fin décembre 1896. Depuis quelques mois, Thérèse sait... Elle qui rêvait de conquérir pour Jésus d’innombrables âmes, se retrouve « les mains vides » face à la mort... Plongée dans l’épreuve de la foi depuis un bon moment déjà, elle recourt à l’aide du « quatuor », et compose le poème "À mes Frères du Ciel" (PN 44) :

Heureux petits Enfants,
De tous les Innocents
vous étiez la figure
Et j’entrevois
Les biens que dans le Ciel
vous donne sans mesure
Le roi des rois...
Les trésors des Élus,
leurs palmes, leurs couronnes,
Tout est à vous.
Et que demande Thérèse ?
Parmi ces Innocents,
Je réclame une place
Roi des Élus.

Par là, Thérèse demande à Jésus d’exercer envers elle la même miséricorde qu’envers ses petits frères et sœurs... et la même munificence.

Comment douter qu’elle n’ait été exaucée ?

Ainsi, de l’aube au crépuscule de sa vie, Thérèse a-t-elle été entourée de l’amour d’Hélène, Louis, Jean-Baptiste et Mélanie-Thérèse et de leur présence secourable.

 

Sr Francine, ocd

 

 
Céline Martin La famille Guérin
Qui es-tu? | Actualité des reliques | Thèmes | Musique | Prier


Communauté | Prier | Thérèse | Figures | Cartes | Animations | Histoire 
© Le Carmel au Québec
webmestres
BAC | Sommaire | Chercher

Nous écrire