|
|---|
|
|
|
|
« Rappelle-toi, Jésus, Verbe de Vie Que tu m’aimas jusqu’à mourir pour moi. Je veux aussi t’aimer à la folie Je veux aussi vivre et mourir pour Toi. » (PN 24, 26 ; cf. LT 169) |
Le 4 juin 1897, Thérèse, très perspicace, éprouve la nécessité de dissiper, chez ses trois sœurs groupées près de son lit, des illusions : « Ne vous faites pas de peine, mes petites sœurs, si je souffre beaucoup et si vous ne voyez en moi, comme je l’ai déjà dit, aucun signe de bonheur au moment de ma mort. Notre-Seigneur est bien mort Victime d’Amour, et voyez quelle a été son agonie !... » (CJ 4.6.1)
Un mois plus tard elle précise : « Notre-Seigneur est mort sur la Croix, dans les angoisses, et voilà pourtant la plus belle mort d’amour. C’est la seule qu’on ait vue, on n’a pas vu celle de la Sainte Vierge. Mourir d’amour, ce n’est pas mourir dans les transports. Je vous l’avoue franchement, il me semble que c’est ce que j’éprouve. » (CJ 4.7.2)
Le 15 août suivant, mère Agnès rappelle à la malade ce que Jean de la Croix écrit à propos de la mort d’amour.
Thérèse en proie à de violentes douleurs en ces jours, soupire et dit : « Il faudra dire que c’est au fond de mon âme "la joie et les transports"... — Comme je sens que vous êtes angoissée ! Et pourtant, il y a un mois, vous me disiez de si belles choses sur la mort d’amour. — Mais ce que je vous disais, je vous le dirais bien encore. » (CJ 15.8.1)
Elle avait dit, un mois auparavant : « Ce n’est pas la peine que ça paraisse pourvu que ce soit ! » (CJ 14.7.4)
Rompez la toile
Un soir, fin juillet 1897, Thérèse rappelle une autre parole de Jean de la Croix : « "Rompez la toile de cette douce rencontre." J’ai toujours appliqué cette parole à la mort d’amour que je désire. L’amour n’usera pas la toile de ma vie, il la rompra tout à coup. Avec quel désir et quelle consolation je me suis répété dès le commencement de ma vie religieuse ces autres paroles (du saint) : "Il est de la plus haute importance que l’âme s’exerce beaucoup à l’Amour afin que, se consommant rapidement, elle ne s’arrête guère ici-bas mais arrive promptement à voir son Dieu face à face." » (CJ 27.7.5)
« S’exercer à l’amour » fut l’attitude fondamentale de Thérèse, il ne faut donc pas s’étonner qu’au terme de sa brève existence elle désire intensément mourir d’amour pour vivre éternellement d’amour.
Ainsi, lorsque l’amour achève d’épuiser tout son dynamisme de transformation dans l’être de Thérèse, celle-ci peut écrire, en juin 1897 : « Je n’ai plus de grands désirs si ce n’est celui d’aimer jusqu’à mourir d’amour. » (Ms C, 7v°).
Et pourtant... elle emportera jusqu’aux rives de l’éternité un ultime désir que Dieu s’empressera d’exaucer : « Passer son Ciel à faire du bien sur la terre. » (CJ 17.7)...
| En plein vent | À très bientôt |
| Communauté | Prier | Thérèse | Figures | Cartes | Animations | Histoire | ||
| © Le
Carmel au Québec webmestres |
BAC | Sommaire | Chercher | |