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Jésus
Si on peut dire de Thérèse que sans Jésus il n’y a plus rien, de
même on peut dire que pour Jésus, sans Thérèse, il y a une chose
infiniment importante qui manque à son Église, c’est un incomparable cœur
brûlant d’amour pur.
L’influence de Jésus sur Thérèse a été constante et de plus en
plus nécessaire à son orientation vers un don total d’elle-même à l’Amour.
Thérèse a tout misé sur l’amour et il arriva un moment où sa piété
ne suffisait plus à son intense désir d’aimer. Il fallait qu’elle
aille plus loin, jusque dans le feu même de l’amour divin, au-delà de sa
doctrine de l’enfance spirituelle, de sa confiance et de son abandon.
Il n’y avait plus de réponse adéquate à son entendement dans l’abîme
d’Amour où elle voulait se jeter. Alors elle a compris qu’il lui
fallait tout centrer sur Jésus. Il est arrivé un moment pour Thérèse où
sa quête de l’amour divin ne pouvait trouver qu’une réponse, qu’une
issue, qui était Jésus seul.
Ce chemin qu’elle avait pris ne pouvait avoir que Jésus comme
directeur parce que lui seul pouvait la conduire à la source de l’Amour,
unique aspiration de son âme.
Elle pouvait dire : « Je demande à Jésus de m’attirer dans les
flammes de son amour. » (Ms C, 36) Et encore : « Jésus, Jésus, s’il
est si délicieux le désir de t’Aimer, qu’est-ce donc de posséder, de
jouir de l’Amour ?… » (Ms B, 4v°)
P. Lambert Darche, ocd
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