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La miséricorde de Dieu
La miséricorde de Dieu a été vue par la Petite Thérèse d’une
façon très particulière. Pour Thérèse, en Dieu, tout allait vers l’infini.
Elle voyait donc la miséricorde de Dieu au même titre que sa
toute-puissance, que sa gloire, que son amour. Thérèse a considéré la
miséricorde à la mesure aussi de son impuissance. À travers le sentiment
de son impuissance, elle sait qu’il lui faut un répondant à la
miséricorde et elle va le chercher avec une audace sans pareille et une
confiance sans borne dans les mérites de Jésus, de la Vierge Marie et de
tous les saints... de l’Église.
Thérèse elle-même, comme elle le dit dans son Acte d’Offrande à l’Amour
Miséricordieux, ne veut pas amasser de mérites pour le ciel. Elle veut
travailler gratuitement, sachant que ses propres œuvres n’ont de valeur
que celle que Dieu veut leur donner, c’est-à-dire Lui-même. « Je
veux... recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-Même ».
Ce que va chercher Thérèse dans la miséricorde vaut plus que tous les
biens créés, c’est la possession de Dieu. À travers la miséricorde,
Thérèse ne peut se satisfaire que de l’Amour dont elle se veut victime
volontaire, comme Jésus.
P. Lambert Darche, ocd
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