Thérèse,
la mission et... toi
Qui ne connaît « les désirs infinis » de Thérèse ? Être
carmélite, épouse de Jésus et mère des âmes, guerrier, prêtre,
apôtre, docteur de l’Église, martyre... Et missionnaire, elle voudrait
« l’avoir été depuis la création du monde et l’être jusqu’à la
consommation des siècles ».
Désirs extravagants ? Après sa mort, Thérèse a manifesté sa
présence non seulement à ses sœurs carmélites, mais à tous ceux et
celles qui l’ont priée : des gens simples, des gens savants, tant et
tant de personnes qui lui doivent une vocation religieuse, sacerdotale ou
missionnaire, des soldats dans les tranchées, dans le Grand Nord
canadien, des musulmans (spécialement en Égypte), des juifs…
Partout, des personnes lui ont fait confiance. Elle a obtenu du
Seigneur des guérisons, des conversions, des grâces sans nombre… Et
ceux qui ont voyagé à travers le monde ont vu sa statue dans presque
toutes les églises.
Et maintenant, Thérèse entrera-t-elle dans le silence ?… Mais
peut-on empêcher une source de couler, un tel feu d’enflammer les cœurs
? Notre monde malade a perdu le sens de Dieu et il fomente la guerre, la
corruption, la violence sous toutes ses formes. Il engendre le chômage,
le stress, des maladies de toutes sortes.
À chacun de nous, qui d’une façon ou d’une autre, sommes des «
poqués », des blessés de la vie, Thérèse tend encore une main de «
grande sœur ».
Elle vient nous rejoindre là où nous sommes, tels que nous sommes,
tantôt pour nous aider à sortir de ce que nous vivons de difficile,
tantôt pour éclairer nos épreuves de lumières qui nous « les feront
apprécier et aimer ».
Alors, nous arriverons à dire comme elle : « Seigneur, vous nous
comblez de joie par tout ce que vous faites. » (CJ 13. 7. 16) Oui, «
Tout est grâce. » (CJ 5.6.4)
Associés avec Thérèse pour la mission
La mission de Thérèse s’arrête-t-elle là ? Thérèse t’invite,
toi qui me lis, à devenir son associé(e). Elle t’invite à participer
à la construction du monde nouveau, voulu par le Christ, où régnera l’Amour.
Tu peux m’objecter — et cela trouve un tel écho dans mon cœur !
— « qui suis-je moi, pour oser prétendre m’associer à Thérèse ?
»
Rassure-toi ! Le Seigneur a tout prévu : Il nous a donné Céline qui
a déjà obligé Thérèse à nous répondre.
Céline se sentait un moineau face au petit oiseau délicieux qu’était
Thérèse (cf DE/G 4.8.4) ou encore comme un petit manchot qu’on ferait
concourir pour attraper ce qui se trouve au haut d’un mât de cocagne (cf
DE/G 5.8.3).
Comment pourrons-nous arriver à être « comme » Thérèse ?
Impossible par nous-mêmes ! «Oui, mais !… » Thérèse nous enseigne,
à toi et à moi, que le Seigneur ne mettrait pas en nous de tels désirs
s’Il ne voulait pas les exaucer. (cf Ms C, 31 ; LT 253)
« Oui, mais ! S’il se trouve là un géant qui prend le petit
manchot sur son bras, l’élève bien haut et lui donne lui-même l’objet
désiré !… C’est comme cela que le bon Dieu fera avec vous, mais il
ne faut pas vous en occuper, il faut dire au bon Dieu : "Je sais bien
que je ne serai jamais digne de ce que j’espère, mais je vous tends la
main comme une petite mendiante et je suis sûre que vous m’exaucerez
pleinement, car vous êtes si bon !…" » (DE/G 5.8.3)
Oui, Thérèse t’invite à devenir son associé(e) : « Faisons notre
petit commerce ensemble … Qu’importe que l’un soit incapable ? Du
moment qu’ils ne se séparent pas, ils auront part un jour aux mêmes
bénéfices » (DE/G 5.8.1)
Quel sera ce petit commerce ? « Quand je serai au Ciel, il faudra
souvent remplir mes petites mains de prières et de sacrifices pour me
donner le plaisir de les jeter en pluie de grâces sur les âmes. »
(DE/MT, août)
Alors… tu veux devenir l’associé(e) de Thérèse ? Tu veux l’aider
à donner Dieu au monde pour que le monde ait la Joie promise par Jésus,
Joie que nul ne pourra lui ravir ? (cf Jn 16, 22)
Petite Thérèse attend ton « oui ». Et elle, « Parole de Dieu pour
notre temps » (Pie XI) te dira : « Je prends en main ta cause. » (Jr
51, 36)
Sr Mireille, ocd
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