La prière
Thérèse de l’Enfant-Jésus écrit à propos de sa petite enfance : «
J’aimais beaucoup le Bon Dieu et je lui donnais bien souvent mon cœur... » (Ms A, 15v°)
La vie entière de Thérèse est prière et c’est ainsi que les vertus
capitales de son âme — la foi, l’espérance et la charité — se sont
développées pour en extraire le suc de l’esprit qui l’habitait : la
voie d’enfance spirituelle. Tout cela a grandi en elle comme la
découverte d’un trésor précieux à partager avec tous dans un désir
infini d’amour.
Tout son être était tendu et ardent vers ce qui est l’Esprit en tout,
cet Esprit qui, pour elle, dégage, sous l’effort obscur et caché de sa
prière, la force spirituelle de l’amour sauveur. Pour Thérèse, la
prière est une réserve sacrée d’énergie.
Elle revient plusieurs fois sur le sens de la prière comme moyen d’être
l’apôtre des apôtres. « L’unique fin de nos prières... est d’être
l’apôtre des apôtres », dit-elle. (Ms A, 56r°)
Par sa prière, Thérèse a développé en elle-même quelque chose de
plus grand qu’elle-même. C’est ainsi que Dieu donna une valeur infinie
à son faible effort humain.
Qu’est-ce que la prière pour Thérèse ? « La prière... c’est un
simple regard jeté vers le Ciel... c’est quelque chose de grand, de
surnaturel qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus. » (Ms C, 25v°)
P. Lambert Darche, ocd
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